A quelques semaines du vote du projet de Loi sur la sécurisation/flexibilité de l'emploi, l'Observatoire du Stress et des Mobilités Forcées vient d'alerter le gouvernement sur les risques psycho-sociaux liés à la mobilité géographique des salariés.

"Notre expérience du fonctionnement réel des entreprises nous a conduit à identifier dans le texte quatre risques majeurs pour la santé des travailleurs les plus fragiles et les plus précaires". Leur première critique (article 10) porte sur "l'absence de limites à la mobilité géographique des salariés". Le texte, qui sera examiné à l'Assemblée à partir du 2 avril, ne "fixe plus de borne à la mobilité, ne protège plus les travailleurs les plus précaires contre des mobilités qu'ils n'ont pas les moyens de suivre", a déploré Pierre Morville (CFE-CGC), l'un des fondateurs de l'Observatoire.

Une nouvelle polémique qui milite une fois encore pour la mise en place de programmes d'aide à la mobilité pour tous ceux qui accepteront de déménager pour ne pas perdre leur emploi.