Une fois encore, un "expert" met en exergue la difficulté de trouver un logement comme un frein à la mobilité. Extrait de l'interview de Philippe Villemus pour Atlantico.

Quand on habite dans une région réellement sinistrée, avec une activité à plat, quel est le moyen le plus crédible, au niveau individuel, de se sortir du chômage ?

Philippe Villemus : Le déménagement est, à court terme, la meilleur des solutions, la plus efficace, selon moi. Ou alors il faudrait espérer une vraie politique de décentralisation répartissant mieux les activités, mais cela ne se fera qu'à très long terme.

Mais même si la mobilité géographique s'accroît en France et est donc une bonne solution individuelle, elle reste malheureusement faible, et cela à cause du prix de l'immobilier. On pointe souvent du doigt des emplois non pourvus dans certaines régions alors que des chômeurs habitent dans d'autres, mais il est très difficile de dire à un Languedocien par exemple de venir s'installer à Paris. Ce n'est pas seulement pour des raisons culturelles : quand vous habitez une région en difficulté et que vous voulez partir dans une région de forte activité, soit vous êtes propriétaire, vendrez votre maison pas cher et ne trouverez pas de logement à acheter, soit vous êtes locataire et le prix que vous allez devoir payer pour vous loger va fortement, si encore vous trouvez quelque chose. C'est un problème auquel l'Allemagne, à la population déclinante et qui connaît donc stagnation de l'immobilier, ne se trouve pas confronté.

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