Marcopolis, comprendre la mobilité

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jeudi 26 mai 2011

Aider les entreprises à accompagner le déménagement de leurs collaborateurs.

Recherche de logement, stress du déménagement, éloignement familial, perte de repères, emploi du conjoint, démarches administratives, loisirs, enfants, vie sociale... On estime à 30% la perte de productivité d'un salarié pendant les trois mois qui suivent son installation dans sa nouvelle ville.

Pack mobilite

Une nouvelle offre de services complémentaire aux prestations de relocation.

Aujourd'hui, peu de solutions globales sont proposées aux entreprises pour accompagner le déménagement de leurs salariés qui se retrouvent souvent seuls face aux nombreux obstacles auxquels ils devront faire face.

Les agences de relocation représentent une solution efficace pour les aider dans leur recherche de logement. Malheureusement, leurs prestations sont encore trop limitées ou positionnées à des niveaux de prix très élevés (plus de 1 500 euros).

Un pack mobilité à 120 euros HT.

Simple et pratique, le pack mobilité changerdeville.fr va permettre aux sociétés d’accompagner leurs collaborateurs lors de leur mobilité géographique. Réalisé en partenariat avec Mondial assurance et des spécialistes du déménagement, il offre un ensemble de services téléphoniques et online qui faciliteront leur déménagement intégration dans leur nouvelle ville.

Plus d'informations sur les avantages du pack mobilité.

dimanche 24 avril 2011

Comment innover dans l'accompagnement de la mobilité ?

Dans beaucoup de grands groupes organisés en réseau (les banques par exemple), la mobilité constitue presque toujours un passage obligé pour gravir les échelons. Mais, que proposent les entreprises pour favoriser et faciliter la mobilité de leurs collaborateurs ?

Prime de mobilité, prise en charge du déménagement, recherche du nouveau logement (financé par l'aide Mobili-Pass) et parfois accompagnement du conjoint dans sa recherche d’emploi… le collaborateur qui a accepté une mutation peut bénéficier d'avantages ou de services tant sur le plan personnel que familial. Ces aides sont souvent réservées aux populations "cadres et assimilés" et leur contenu n'est pas toujours adapté aux nouvelles aspirations des salariés.

A la recherche d'idées innovantes sur internet, j'ai été très vite déçu, google ne proposant pas grand chose à se mettre sous la dent. En revanche, il semblerait que cela cogite pas mal du côté des professionnels de la relocation : certains d'entre eux (les plus "gros") ont ouverts de vastes chantiers afin de réinventer leur métier. Si vous avez des idées et que vous n'ayez pas peur d'en faire profiter les autres... vous pouvez associer un commentaire à ce post.

Pour inaugurer la boîte à idées, voici une première proposition de Magalli Olivier, directrice du développement du secteur banque au cabinet de conseil en RH BPI :

Favoriser le télé-travail les premiers mois suivants le changement de région. "A un cadre qui est muté de Marseille à Paris, dont le conjoint n’est pas mobile, l’entreprise pourrait proposer de travailler deux jours par semaine depuis son domicile en télétravail."

A vos claviers.

lundi 7 mars 2011

Vivre en mobilité : oui mais à condition d'être aidé.

Dans bien des cas, le choix de la mobilité géographique et professionnelle est dicté par des événements extérieurs plutôt que par de réelles motivations. Selon le rapport "Living Mobile Across Europe", elle n'est perçue comme positive que par 1/3 de ceux qui la vivent. Quelles solutions mettre alors en place pour faciliter la mobilité, qui que l'on soit pour ou contre, est devenue stratégique dans un monde où les salariés devront de plus en plus adapter leur trajectoire professionnelle et leur parcours de vie aux impératifs économiques.

Les 4 profils de la mobilité géographique.

  • La mobilité subie : elle n'est pas liée au choix d'un des membres du foyer mais plutôt à une obligation dictée par son environnement professionnel. Elle concerne 48% des personnes interrogées dans l'étude et en majorité des pendulaires (les personnes dont le trajet domicile/travail est supérieur à 2 heures).
  • La mobilité choisie : elle concerne les personnes qui décident de déménager ou de vivre une partie de la semaine en dehors de leur foyer principalement dans le but d'augmenter leurs revenus. Elle est alors vécue positivement et représente 20% de la population étudiée.
  • La mobilité non partagée : dans ce cas de figure, un des membres de la famille décide de vivre une mobilité sans que les autres ne la cautionnent. 20% des Européens sont concernés. Elle est rarement vécue positivement.
  • La mobilité encouragée : elle n'est pas forcément complétement assumée mais lorsqu'elle se présente, ces conséquences et en particulier l'espérance de voir son revenu augmenter, sont vécus de manière très positive (=12% des personnes sondées).

Comment augmenter le taux de succès de la mobilité

L'accompagnement des personnes est essentiel dans la réussite de la mobilité géographique et professionnelle. Ceux qui se sentent soutenus (par leur entourage, leur entreprise, les pouvoirs publics...) vivent le changement de manière plus sereine. Ils ont une bien meilleure qualité de vie tant sur le plan personnel, familial que professionnel.

  • Au-delà de son intérêt financier, le mobili-pass est une des solutions proposées par les pouvoirs publics pour signifier son soutien aux personnes mobiles. Mais est-ce suffisant ? Quand on voit ce que coûte l'indemnisation du chômage, on pourrait imaginer d'autres solutions en faveur des demandeurs d'emploi pour les encourager à franchir le pas de la mobilité.
  • Au niveau de l'entreprise, combien d'entre elles proposent des plans de formation pour aider leurs collaborateurs à mieux appréhender et vivre une phase de mobilité ? Signe qui ne trompe pas, les organismes de formation ne proposent pas à l'heure actuelle des programmes accompagnant des salariés venant de déménager.
  • A un niveau plus personnel ou familial, là-aussi, des initiatives pourraient être lancées. Si vous êtes cadre dirigeant dans une grande entreprise, celle-ci mettra tout en oeuvre pour vous faciliter la vie et faire en sorte que vous vous intégriez rapidement dans votre nouvelle ville (prise en charge du déménagement, inscription des enfants à l'école...). En revanche, si vous appartenez à une catégorie socio-professionnelle moins favorisée, il y a peu de chances que ce soit le cas alors que vous allez surement traverser une période difficile et fragilisante. Là aussi, des aides pourraient être imaginées. Pourquoi ne pas démocratiser l'accès aux services d'aide aux personnes en mobilité ?


A suivre...

vendredi 14 janvier 2011

Nouveau mobili-pass à compter du 1er mars 2011.

Après plusieurs mois d'attente, le nouveau mobili-pass est officiellement dévoilé. On aurait pu s'attendre au pire, c'est à dire à sa pure et simple disparition au titre de la réduction de la dette publique, mais finalement l'essentiel est préservé.

Vérifier que j'ai le droit au mobilipass.

Le mobili-pass, c'est quoi au fait.

Pour tous ceux qui ne connaissent pas cette aide, rappelons-en les contours :

  • Il s'agit d'une subvention pouvant aller jusqu’à 3 500 euros pour financer ses premières dépenses de logement suite à une mobilité géographique et professionnelle (frais d’assistance à la mise en vente ou à la recherche du logement, frais notariés, charges d’emprunt en cas de nouvelle acquisition, double loyer…)
  • Les conditions d’accès sont les suivantes :

- Votre nouvelle résidence doit être située à plus de 70 Km de votre ancien lieu d’habitation.
- La demande doit être présentée dans les six mois après la fin de la période d’essai.
- Vous ne devez pas avoir bénéficié de cette aide dans les 2 années précédentes.

  • Qui peut demander l’aide Mobili-Pass ?

- Elle est accordée à l’entrée dans sa nouvelle entreprise ou lors d’un changement de lieu de travail dans le cadre d’une mutation.
- Seuls les salariés d’entreprises assujetties à Action Logement, nouvelle appellation du 1% Logement, peuvent en bénéficier. En règle générale, toutes les entreprises du secteur privé non agricole de 10 salariés et plus cotisent à Action Logement.

Qu'est-ce qui change ?

- L'aide est réservée exclusivement aux futurs locataires (si vous achetez votre nouveau logement, vous ne pourrez plus bénéficier du mobili-pass)
- L'aide ne sera activée que dans le cas où vous avez réellement trouvé un logement
- La subvention sera limitée à 2 000 € ou 1 600 € selon la zone géographique d'arrivée
- Elle pourra être complétée par un prêt à taux fixe de 1% dans la limite de 1 500 €.

L'esprit du nouveau mobili-pass.

Si le mobili-pass a perdu de son intérêt d'un point de vue financier (la subvention passe de 3 200 € à 2 000 maximum, dettes publiques oblige !), il a gagné en "justice sociale". Avec le précédent dispositif, une personne qui venait d'acheter un logement pouvait en bénéficier. En avait-elle réellement besoin ? Sachant qu'elle avait la capacité financière pour acheter son nouveau logement, on peut légitimement se poser la question . Dans sa nouvelle version, seuls les nouveaux locataires pourront en bénéficier. Le mobili-pass leur permettra de financer leur recherche de logement, les frais d'agence ou leur double-loyer. Toujours dans une perspective sociale, on peut néanmoins regretter que le montant de la subvention ne soit pas adaptée au niveau de revenu du salarié. Il est en effet plus facile pour un cadre de financer un double-loyer que pour un ouvrier;

Mobili-jeunes + mobili-pass : comment favoriser le logement des moins de 30 ans.

Le nouveau mobili-pass peut se cumuler avec l'aide mobili-jeunes qui prend en charge 3 échéances de quittances dans la limite de 300 € par mois.

Vérifier que j'ai le droit au mobilipass.

vendredi 12 novembre 2010

Jacques Attali, premier ambassadeur de la mobilité géographique.

Sur son blog éponyme, notre intarissable économiste Jacques Attali publie un billet plein d'enthousiasme ! A le lire " la France peut être promise à un grand avenir. Pour cela, les hommes politiques doivent afficher un nouveau modèle de développement : il doit être fondé sur le nomadisme (c’est-à-dire sur la mobilité géographique et sociale ; la priorité donnée aux réseaux, aux ports, à l’acceptation de la diversité des modèles de réussite)...

Merci Jacques de promouvoir une idée qui nous est chère. Merci surtout de faire pression sur les pouvoirs publics pour qu'ils viennent en aide aux personnes qui ont fait le choix courageux de la mobilité. Si comme vous l'affirmez, elles participent à donner un bel avenir à la France, alors elles doivent en être récompensés d'une manière ou d'une autre.

Lire aussi : doper la mobilité en proposant un salaire d'appoint

Pour retrouver l'article complet de Jacques Attali.

vendredi 8 octobre 2010

La mobilité au centre de tous les débats.

Dans un rapport publié jeudi, le Centre d'analyse stratégique (un organisme directement rattaché au Premier ministre) recommande favoriser la mobilité des Français en modifiant la fiscalité du logement.

"Il existe un lien fort entre statut d’occupation du logement, mobilité géographique et performance du marché du travail : un marché du logement fluide pourrait être un déterminant non négligeable du taux de chômage structurel dans les économies développées." Le rapporteur poursuit en indiquant que la révision de la fiscalité du logement pourrait faciliter l’accès au logement et donc à l’emploi de certaines catégories freinées dans leur mobilité.

Le CAS relève plusieurs freins à la mobilité résidentielle dont l'ampleur des frais de notaire et "le traitement fiscal des revenus fonciers très défavorable" aux locataires qui sont par ailleurs propriétaires d'un autre logement.

Des conclusions paradoxales...

Le rapport constate, chiffre à l'appui, que les propriétaires ont une plus forte probabilité d’être au chômage que les locataires et qu’ils mettent plus de temps à retrouver du travail. Un constat qui laisse entendre que l'accès à la propriété ne fait pas bon ménage avec le taux d'emploi !

Les analystes du CAF prennent bien soin de préciser néanmoins que les pouvoirs publics ont inscrit, depuis de nombreuses années, l'accès à la propriété comme un objectif majeur pour notre pays ! Mais et je cite : "par ailleurs, on ne peut pas forcément souhaiter que tout le monde soit propriétaire, surtout dans un monde où la mobilité est de plus en plus nécessaire (...) Quand on n’est pas sûr de rester longtemps dans une ville, mieux vaut ne pas être propriétaire de sa résidence principale, sauf à la mettre en location après son départ (ce qui est actuellement coûteux en raison de la fiscalité)."

La conclusion du rapport met définitivement en lumière la complexité du "dossier" logement en France : "La recherche doit être approfondie, pour une meilleure compréhension des mécanismes à l’oeuvre : cette question fera prochainement l’objet de nouveaux travaux du CAS."

Télécharger le rapport Favoriser la mobilité résidentielle

mercredi 25 août 2010

Logement et mobilité géographique.

De nombreux rapports sur les freins à la mobilité géographique mettent en avant la cherté de l'immobilier et la difficulté de trouver un logement dans les grandes agglomérations françaises.

Et c'est vrai que si l'on compare l'âge idéal pour devenir propriétaire qui se situe à 40 ans pour 95% des français (1) et le fait que seuls 57% des ménages français sont propriétaires de leur logement (2), on voit bien qu'il y a un problème.

Mais un autre frein à la mobilité commence à émerger : la difficulté de vendre son logement. A l'heure où la crise de l'emploi fait rage (si, si) et où les emplois sont rares, les dirigeants de la Fed américaine (Banque centrale) vont même jusqu'à y voir l'une des principales raisons à la persistance d'un chômage élevé aux USA.

Conclusion : soutenir le marché de l'immobilier et l'accessibilité au logement participe à la mobilité géographique et à la réduction du chômage... Un constat dont le gouvernement devrait se rappeler quand il évoque pour des raisons d'économie, le coup de rabot sur deux dispositifs d'aide à l'accession à la propriété : le prêt à taux zéro et le Mobilipass.

(1) Sondage réalisé par Cetelem, mars 2010. (2) contre 82% en Espagne, 73% en Italie, 69% en Angleterre, 67% aux Etats-Unis...

vendredi 18 juin 2010

Aides pour intérimaires en mobilité.

Pas simple pour les intérimaires d’accepter certaines missions qui les obligent à changer de région. Bonne nouvelle ! Ils peuvent désormais trouver, auprès du Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire, un service de recherche de solutions d’hébergement et une nouvelle aide appelée Chèque Logement MobiliPro pour alléger leurs frais d’hébergement.