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mardi 8 octobre 2013

Les Français veulent toujours déménager

À l'occasion de la 34ème édition des Rencontres Notariales, l'institut CSA a réalisé un sondage auprès des Français, sur le thème « se (re)lancer dans la vie ».

Si la proportion de Français souhaitant de réels changements dans leur vie n’est pas citée, il s’avère que le cadre de vie, le logement donc, et les projets d'achat, de location, de déménagement ou de réaliser des travaux, représentent les principaux leviers sources de changement pour les Français souhaitant se relancer dans la vie.

Ainsi, l’étude révèle que le premier projet envisagé par les Français interrogés est de faire d’importants travaux dans leur logement (34%), mais un quart d’entre eux (26%) pensent également à acheter un logement ou changer d’emploi. Plus d’un Français sur cinq a également l’idée de changer de métier (24%), partir vivre à l’étranger (22%) ou déménager en France (22%).

Source : Sondage CSA pour le Conseil Supérieur du Notariat - "Se (re)lancer dans la vie"

vendredi 21 septembre 2012

Prise en charge financière de la mobilité

Les entreprises US remboursent intégralement leurs salariés ! Nouvelle conclusion de l'étude du cabinet de relocation américain Atlas Van Lines.

Après avoir progressivement diminué au cours des deux dernières années, le pourcentage d'entreprises pratiquant le remboursement intégral reste la méthode la plus répandue. Le remboursement forfaitaire ou partiel semble avoir atteint un plateau. Il convient de noter des différences selon la taille des entreprises : les petites entreprises sont moins susceptibles que les entreprises de taille moyenne et de grande taille à offrir une option forfaitaire (38% contre 53% et 48%), et les grandes entreprises restent les plus enclines à offrir un remboursement intégral (77% contre 60%). En 2011, plus de la moitié des déménagements ont été intégralement remboursés.

Voir aussi :
- Relocation : les grandes tendances aux US
- Les salariés américains moins avides de relocation
- Quelles aides à la mobilité proposent les entreprises US ?
- Les entreprises US sous-traitent majoritairement leur relocation

vendredi 14 septembre 2012

Les entreprises US sous-traitent majoritairement leur relocation

Nouvelle information issue de l'étude du cabinet de relocation américain Atlas Van Lines.

En 2011, près des trois quarts des sociétés américaines ont fait appel à des "agences" de relocation alors qu'elles n'étaient que 50% à le faire en 2002. En règle générale, les grandes et moyennes entreprises utilisent la sous-traitance alors que les petites privilégient une gestion interne. Parmi les prestations de relocation concernées, l'accompagnement dans la visite de sa nouvelle ville, le suivi du remboursement des dépenses de déménagement et l'organisation du déménagement sont les plus souvent sous-traitées.

Sous-traitance relocation us

Voir aussi :
- Relocation : les grandes tendances aux US
- Les salariés américains moins avides de relocation
- Quelles aides à la mobilité proposent les entreprises US ? - Les entreprises US sous-traitent majoritairement leur relocation

vendredi 7 septembre 2012

Quelles aides à la mobilité proposent les entreprises US ?

Troisième volet de l'étude du cabinet de relocation américain Atlas Van Lines.

La plupart des entreprises américaines (73%) ont incité leurs salariés à la mobilité en leur offrant des aides ou des primes financières. Une tendance lourde puisque ce chiffre a progressé de 60% ces dernières années.

L'hébergement temporaire arrive en tête du type de prestations prises en charge par les entreprises : les trois quarts en ont financé. Le financement de primes de déménagement (49%) ainsi que la reprise d'éventuelles moins-values sur la vente de logement (43%) complètent le podium. A noter que si près de la moitié des entreprises propose des primes de déménagement, ce sont majoritairement les grandes entreprises qui prennent en charge les moins-values sur la vente des logements : elles l'ont fait à hauteur de 71% contre seulement 37% et 21% pour les entreprises de taille moyenne et de petite taille.

Environ 9 entreprises sur 10 ont proposé d'autres types d'incitation que les 3 précédemment citées pour convaincre un employé de déménager. Parmi celles-ci, on trouve : - La prise en charge des frais de déménagement - L'offre de conseils (avant et après le déménagement) - L'assistance à la renégociation des contrats "fournisseurs" des salariés

Des dispositifs qui semblent bien plus étendus que ceux pratiqués en France !!

Voir aussi :
- Relocation : les grandes tendances aux US
- Les salariés américains moins avides de relocation

vendredi 31 août 2012

Les salariés américains moins avides de relocation

Second volet de l'étude du cabinet de relocation américain Atlas Van Lines qui démontre s'il en était besoin que les américains ont une perception de la mobilité bien différente de la nôtre.

Dans plus de la moitié (57%) des entreprises américaines interrogées, le nombre de mutations géographiques internes a diminué par rapport à 2011. Une situation qui s'expliquerait en grande partie, selon les auteurs de l'étude, par une plus grande réticence des employés US à accepter une mobilité géographique. Mais quand on observe les chiffres, on s'aperçoit que le "niveau d'acceptation" reste néanmoins extrêmement élevé par rapport à ce que l'on peut connaître en France : seulement 18% des salariés US étaient contre un projet de relocation en 2011 ! Un score qui ferait certainement la joie des patrons français.

A noter que ce taux est monté jusqu'à 28% pendant la crise financière et immobilière de 2008-2009 mais qu'il s'est maintenu aux alentours de 8% pendant la période 2002-2006 .

Les préoccupations liées au logement, en particulier les problèmes d'hypothèque, demeurent le principal frein et ce pour la quatrième année consécutive, même si le pourcentage est légèrement inférieur à celui de 2009 (71% contre 77%).

La situation familiale reste à la deuxième place, mais ce facteur augmente progressivement d'année en année et pèse aujourd'hui autant que le logement parmi les critères qui freinent l'envie de déménagement.

Enfin, plus les entreprises sont importantes et plus les problèmes liés au logement sont prépondérants par rapport aux freins familiaux.

freins à la relocation US

jeudi 23 août 2012

Relocation : les grandes tendances aux US.

Le cabinet de relocation américain Atlas Van Lines vient de publier son rapport annuel sur les tendances de la relocation aux Etats-Unis.

Ce billet reprend les premières conclusions de l'étude. D'autres suivront.

Etude Atlas relocation

Rapport complet sur la relocation aux US

Profil des personnes interrogées

Les participants à l'étude devaient avoir exercé des fonctions en matière d'accompagnement de la mobilité et appartenir à une entreprise ayant opéré des actions de relocation au cours des 2 dernières années. 361 professionnels ont répondu aux questionnaires en ligne entre Janvier et Mars 2012.

La plupart (82%) travaillent dans les ressources humaines. 1/3 d'entre eux appartient à des sociétés de moins de 500 salariés, un autre gros 1/3 à des entreprises de 500 à 5 000 salariés et un dernier 1/3 à des groupes de plus de 5 000 salariés. Plus de la moitié (57%) sont des entreprises internationales.

Une mobilité en hausse mais les risquent de diminution demeurent.

En 2011, la relocation a gagné du terrain aux Etats-Unis : près de la moitié des entreprises interrogées ont vu augmenter le nombre de salariés ayant connu une mobilité géographique avec une progression des budgets dans la majorité des cas. Ce sont les grandes entreprises qui ont été les plus actives : près des deux tiers ont connu des hausses de volume.

Si les entreprises se montrent tout aussi optimistes pour 2012 en terme de nombre de salariés concernés par une relocation, elles émettent des réserves sur la progression des budgets de fonctionnement et d'accompagnement.

En, 2011, le plus fort volume de relocation a été réalisé par les entreprises internationales. Elles sont de loin les plus optimistes : environ un tiers attendent de nouvelles progressions en volume et en budget.

A noter que la majorité des entreprises n'ont pas été amenées à modifier la durée moyenne des périodes de relocation mais qu'elles estiment qu'à l'avenir celles-ci pourraient diminuer.

lundi 19 mars 2012

Le désir d'expatriation des Français.

Selon un sondage BVA, 21% des Français déclarent vouloir déménager à l’étranger. Un pourcentage plus élevé chez les moins de 25 ans et chez les hommes. En revanche, pas de différence entre les personnes ayant des salaires élevés et les catégories moins aisées.

Sondage réalisé en mars 2012 par BVA. Télécharger l'étude Vivre en France ou à l'étranger- BVA 2012Vivre en France ou partir à l'étranger.

samedi 17 mars 2012

Où souhaitent travailler les jeunes cadres ?

A travers une étude réalisée au second semestre 2011, l'APEC s'intéresse aux aspirations à la mobilité des jeunes cadres et diplômés.

Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Aquitaine : les 3 régions les plus appréciées.

attractivite-region-apec.png Les critères de jugement portaient sur le dynamisme économique et la qualité de vie. Rien d'étonnant que la région Rhône-Alpes arrive en tête. Sa capitale régionale occupe d'ailleurs la première place aux yeux des interviewés.

Prêts à vivre une mobilité inter-régionale.

Les jeunes cadres et jeunes diplômés envisagent avec enthousiasme la possibilité de changer de région : plus des 2/3 d'entre eux aimeraient dans l’absolu travailler dans une autre région. A noter néanmoins des différences significatives en fonction des régions de résidence : 87 % des jeunes franciliens seraient prêts à quitter leur région, contre seulement 48 % de ceux qui habitent en région Aquitaine.

Les critères d’attractivité d’un territoire.

En matière de qualité de vie, la recherche d'un temps de trajet peu important entre son domicile et son travail apparaît comme l'un des critères les plus importants. A noter que pour les "jeunes" habitants des régions PACA, Midi-Pyrénées et Aquitaine le climat représentent un facteur déterminant de la qualité de vie alors que ceux de Rhône-Alpes mettent l'accent sur l'environnement naturel.

dynamisme-economique-apec.png

En ce qui concerne le dynamisme économique, la densité et la diversité des entreprises est perçue comme déterminante. Etrangement, les possibilités offertes en matière de création d’entreprise n'obtiennent qu'un score moyen de 11%. Alors la génération Y, pas aussi ambitieuse qu'on semble le dire !

quailite-de-vie-apec.png

(1) Sondage réalisé par e-mailing du 1er au 12 septembre 2011 et relayé par le site de l’APEC auprès de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, sans ou avec moins d’un an d’expérience, et jeunes cadres de moins de 35 ans, ayant de un à cinq ans d’expérience. 1.250 réponses ont été obtenues.

Attractivité des régions françaises pour les jeunes cadres et jeunes diplomésAttractivité des régions françaises pour les jeunes cadres et jeunes diplômés - APEC 2011

lundi 13 février 2012

Les risques liés au déménagement

Des déménagements réguliers pendant l'enfance augmenteraient le risque de consommer de la drogue une fois adulte. Telle est la conclusion d'une très sérieuse étude scientifique réalisée en Ecosse.

Bonne nouvelle, aucun autre risque lié à la santé n'a été observé ! Aucune conséquence sur la consommation de tabac ou d'alcool ni de dépression psychologique particulière. Ouf !

Source : Journal of Epidemiology and Community Health, 6 February 2012

mercredi 23 novembre 2011

Nouveau chiffre sur la mobilité des Français

70% des salariés français habitant en région ne sont pas prêts à vivre une mobilité géographique selon le site de recrutement Meteojob et le cabinet de conseil Alixio.

Ce qui signifie que 30% d'entre eux ne s'opposeraient pas à un déménagement, soit environ 3,5 millions de salariés...

Sources : - Les échos : salaires et conditions de travail, les attentes des Français. - INSEE : l'emploi salarié par région.

vendredi 11 novembre 2011

Peut-on vraiment inciter à être mobile dans l'administration ?

Afin d'assurer une meilleure adéquation entre les besoins et les ressources humaines, les pouvoirs publics cherchent à favoriser la mobilité géographique au sein de leurs administrations. Des dispositifs attractifs ont été créés dans ce but et des actions de sensibilisation sont menées depuis plusieurs années mais les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous.

Dans une étude publiée par l'Institut de Management Public, un DRH et un professeur en sciences de gestion mettent en exergue les risques de rejet de toute procédure collective même si celle-ci est conçue de manière participative.

Dans l'exemple qu'ils évoquent (celui de l'armée), le dispositif était sensé permettre à chacun de formuler une intention ou une disposition envers la mobilité. A l'administration ensuite de trouver les solutions les plus adaptées à l'agent concerné. Alors que le dialogue était réel, la majorité des personnes incitées à la mobilité considéraient les décisions comme brutales et injustes.

"Le dispositif, censé instaurer une transparence et un climat de confiance, créé au contraire un effet "épée de Damoclès."

Au final, le taux de mobilité et la satisfaction de ceux qui avaient acceptés de déménager étaient dramatiquement faibles. La raison : dans un contexte de réduction budgétaire, la mobilité ne pouvait en aucun cas être perçue comme une chance par les agents. Ils la vivaient comme un des moyens devant permettre à leur administration de faire des économies.

En d'autres termes, les comportements d'écoute et de dialogue souhaités par l'équipe DRH ont été torpillés par un environnement qui ne laissait aucun doute sur les raisons réelles de la mobilité.

Télécharger l'étude mobilite-geographique-pour-optimiser-la-gestion-des-ressources-humaines-publiques

Etienne Maclouf et Bruno Wierzbicki Politique et Management public Editeur : Institut de Management Public (IDPM)

samedi 3 septembre 2011

Les Français et la mobilité : le logement au coeur des enjeux.

Le CRÉDOC a mené une enquête auprès des ménages, cherchant à évaluer l’importance du facteur logement dans les arbitrages professionnels de nos concitoyens.

L'institut d'étude a en particulier cherché à répondre aux deux questions suivantes :

  • Dans quelle mesure les choix professionnels sont liés au lieu d’habitation ?
  • Les Français sont-ils disposés à déménager en cas de difficultés pour trouver un emploi ?

70% des actifs refuseraient une opportunité professionnelle si cela les obligeait à accroître leurs dépenses de logement.

"La pression financière est telle que 70% des actifs déclarent qu’ils refuseraient un emploi meilleur que celui qu’ils occupent actuellement si cela devait occasionner un déménagement conduisant à une hausse de leurs dépenses de logement (frais d’agence et de mutation, nouveau logement trop cher, etc.). L’espérance de gain salarial ne semble pas compenser la crainte de devoir dépenser plus pour se loger et, finalement, beaucoup préfèrent ne pas bouger."

credoc-emploi

Les jeunes (54%), les emplois précaires (60%) et les locataires (54%) sont moins réticents à déménager que les propriétaires de leur logement (80%), les salariés des grandes entreprises (78%), les personnes en poste depuis plus de 20 années (77%) et les couples bi-actifs (76%).

Les Français ne sont pourtant pas viscéralement attachés à leur territoire.

"Nos concitoyens sont souvent décrits comme très attachés à leur région d’origine et profondément enracinés dans leur territoire. Ils seraient peu disposés à accepter de bousculer leurs habitudes en déménageant pour décrocher un emploi : certains analystes pointent là un frein au retour à l’emploi des chômeurs. Ce cliché n’est pas confirmé par l’enquête : 75% des personnes en âge de travailler indiquent que, si elles avaient des difficultés pour trouver un emploi, elles seraient prêtes à déménager dans une autre commune de leur département ; 61% seraient même disposées à changer de région et 38% envisagent la possibilité de partir à l’étranger.

credoc-demenager

Conclusion

Le logement a pris une telle place dans la vie de nos concitoyens que leurs arbitrages se font parfois au détriment d'une mobilité géographique et professionnelle.

Un constat au moment où l'Etat est sur le point de prélever une partie des ressources d'Action Logement pour renflouer les caisses de l'Agence pour la rénovation urbaine et de l'Agence nationale de l'habitat.

L’enquête a été réalisée en « face à face », entre décembre 2010 et janvier 2011, auprès d’un échantillon représentatif de 2 006 personnes, âgées de 18 ans et plus, sélectionnées selon la méthode des quotas.

samedi 9 juillet 2011

La mobilité géographique freinée par le coût du logement.

Selon une récente étude du CREDOC, plus des 2/3 des actifs refuseraient un meilleur emploi que celui qu’ils occupent actuellement si cela devait les obliger à déménager en occasionnant un surcoût financier.

Dit autrement, les dépenses causées par un déménagement associées aux risques d'un logement plus cher que celui occupé seraient supérieures à l'espérance d'une augmentation de salaire. Ainsi, sur les 4,6 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi, on estime que 500 000 ont renoncé à un poste pour ne pas avoir à supporter un surcoût financier en matière de logement (soit 11 % des personnes en recherche d’emploi).

Le cout du logement feine la mobilité - Credoc 2011

Mobilité : une plus forte réserve de la part des propriétaires.

Les jeunes (54 %), les emplois précaires (60 %) et les locataires (54 %) sont moins réticents à déménager que les propriétaires de leur logement (80 %), les salariés des grandes entreprises (78 %), les personnes en poste depuis plus de 20 années (77 %) et les couples bi-actifs (76 %).

Les Français ne sont pas autant attachés à leur lieu de résidence.

L'attachement à son lieu d'habitation a souvent servi d'explication à la faible mobilité géographique et professionnelle des Français alors que plusieurs études avaient déjà démontré que nombre d'entre eux étaient prêts à changer de région.

Le Crédoc apporte une fois de plus la preuve qu'il n'en est rien : 75 % des personnes en âge de travailler indiquent que, si elles avaient des difficultés pour trouver un emploi, accepteraient de déménager dans une autre commune de leur département; 61 % changeraient de région et 38 % envisageraient même la possibilité de partir à l’étranger.

A noter qu'une fois de plus, les personnes propriétaires de leur logement déclarent moins souvent, en moyenne, qu’elles sont susceptibles de déménager en cas de chômage prolongé. Un résultat qui confirme les études de l'économiste Andrew Oswald qui montre que les pays où le taux de propriétaires est le important sont également ceux où le taux de chômage est le plus élevé

L'envie de mobilité dépend des temps de trajet.

51 % des actifs occupés refuseraient l’opportunité d’un meilleur emploi que le leur si cela devait se traduire par une augmentation de 30 minutes du temps de transport pour se rendre à leur travail. La proximité avec le lieu de travail est ainsi le deuxième critère de choix d’un logement (41 % des réponses), après la qualité de l’habitation (53 %) et au même niveau que le cadre de vie dans le quartier (41 %).

Le logement n'est pas le seul frein à la mobilité !

Conclusion de l'étude du Crédoc : pour se protéger de la hausse du coût du logement, nombreux sont ceux qui préfèrent éviter un changement de résidence. En définitive, le logement a pris une telle place dans la vie de nos concitoyens que leurs arbitrages se font parfois au détriment de l’emploi d'où la nécessité de développer les dispositifs d’aide au logement pour fluidifier le marché du travail.

Si on ne peut qu'être d'accord avec cette conclusion, le Crédoc oublie que le succès d'une mobilité dépend aussi de l'entreprise elle-même, du rôle qu'elle va jouer, des moyens qu'elle va mettre en place pour faciliter sa mise en oeuvre. Une mobilité géographique représente nécessairement une prise de risque pour le salarié qui déménage. C'est aussi à l'entreprise de l'aider dans son changement de vie en mettant en place des processus d'accompagnement qui ne se réduisent pas à l'aide au logement (cf notre initiative de mise en place d'un Pack Mobilité).

Source : CRÉDOC, Enquête « Conditions de vie et Aspirations », début 2011. Téléchargement : Cout du logement et mobilite professionnelle - credoc

lundi 13 juin 2011

L'envie de mobilité en forte diminution chez les jeunes diplômés 2010.

Pour les jeunes en recherche d’emploi, le champ de recherche géographique est le suivant :

  • réduit à l’agglomération : 14% ;
  • Départemental : 27% ;
  • Régional : 21% ;
  • National : 19% ;
  • International : 18%.

41% visent l’agglomération ou le département contre 28% en 2010 pour les diplômés 2009.

Enquete AFIJ mobilite des jeunes

mercredi 30 mars 2011

Que représente en France la mobilité géographique des étudiants ?

On estime que 8 % des étudiants changent de ville universitaire chaque année, ce qui pourrait faire croire que le phénomène de la mobilité est limité en France. Mais, à ces changements, s’ajoutent les jeunes qui sortent de l’enseignement secondaire et qui s’inscrivent pour la première fois dans l’enseignement supérieur. Au total, selon les études du Céreq, ce sont près d'un tiers des diplômés de l'enseignement supérieur qui ont changé de région entre la 6ème et leur sortie du système éducatif.

Une fois le dernier diplôme obtenu, la mobilité géographique n’est pas finie.

27 % des diplômés de l’enseignement supérieur quittent leur région de formation pour trouver un emploi (contre 10 % pour les diplômés de l’enseignement secondaire). C’est dans la très grande majorité des cas dans une autre région et souvent en région parisienne pour les diplômés de province, mais de plus en plus, l'expérience de la mobilité dépasse la frontière française en particulier pour certaines catégories de diplômés.

Source : Approches de la mobilité étudiante - Groupe de travail sur l’enseignement supérieur (GTES) - Janvier 2009

dimanche 20 mars 2011

Les motivations à l'expatriation sont-elles liées à l'âge ?

Une étude internationale du cabinet de recrutement Kelly Service tente de nous éclairer sur les différences de perception de la mobilité professionnelle en fonction de l'âge. On aurait pu s'attendre à des différences notables mais il n'en est rien : quel que soit l'âge, les résultats restent globalement homogènes.

Les points abordés :

  • Motivation à déménager pour répondre à une opportunité d'emploi
  • Destinations géographiques les plus attractives
  • Freins et durée maximale de l'expatriation

Est-on prêt à déménager pour une opportunité professionnelle ?

  • Oui, pour les 3/4 des personnes interrogées. 34% d'entre elles seraient même prêtes à s'expatrier.
  • C'est sans surprise la génération Y qui est la plus ouverte à vivre une mobilité géographique : 85% des répondants.

Génération Y = les 18-29 ans, X = les 30-47 ans, baby-boom = les 48-65 ans.

Quels sont les pays les plus attractifs ?

  • L'Europe arrive en tête avec 46% des réponses, suivie par l'Amérique du Nord (20%)

Pendant quelle durée est-on prêt à s'expatrier ?

  • Il semble que le choix de déménager à l'étranger soit plus lié à la volonté de bénéficier d'une expérience professionnelle internationale qu'à celle de s'installer définitivement dans le pays de destination : 57% des personnes interrogées ne souhaitent pas y habiter plus de 3 ans.

Quels sont les principaux obstacles ?

  • La distance avec la famille et les amis : principal frein pour 58% des personnes
  • Le coût du déménagement : 18%
  • La barrière de la langue : 13%
  • Les différences culturelles : 5%

''Source : talent mobility, Kelly Global Workforce, mars 2011. Près de 100 000 personnes interrogées dans 30 pays
Télécharger l'étude compléte''

jeudi 17 mars 2011

80% des Français sont prêts à déménager.

Quatre Français sur cinq sont prêts à déménager pour un poste attractif, 18 % étant prêts à changer de ville, 14 % de région ou de pays, 19 % se disant même disposés à changer de continent. C’est ce que révèle une enquête réalisée par Kelly Services (une société spécialisée dans les ressources humaines et le recrutement)

lundi 7 mars 2011

Vivre en mobilité : oui mais à condition d'être aidé.

Dans bien des cas, le choix de la mobilité géographique et professionnelle est dicté par des événements extérieurs plutôt que par de réelles motivations. Selon le rapport "Living Mobile Across Europe", elle n'est perçue comme positive que par 1/3 de ceux qui la vivent. Quelles solutions mettre alors en place pour faciliter la mobilité, qui que l'on soit pour ou contre, est devenue stratégique dans un monde où les salariés devront de plus en plus adapter leur trajectoire professionnelle et leur parcours de vie aux impératifs économiques.

Les 4 profils de la mobilité géographique.

  • La mobilité subie : elle n'est pas liée au choix d'un des membres du foyer mais plutôt à une obligation dictée par son environnement professionnel. Elle concerne 48% des personnes interrogées dans l'étude et en majorité des pendulaires (les personnes dont le trajet domicile/travail est supérieur à 2 heures).
  • La mobilité choisie : elle concerne les personnes qui décident de déménager ou de vivre une partie de la semaine en dehors de leur foyer principalement dans le but d'augmenter leurs revenus. Elle est alors vécue positivement et représente 20% de la population étudiée.
  • La mobilité non partagée : dans ce cas de figure, un des membres de la famille décide de vivre une mobilité sans que les autres ne la cautionnent. 20% des Européens sont concernés. Elle est rarement vécue positivement.
  • La mobilité encouragée : elle n'est pas forcément complétement assumée mais lorsqu'elle se présente, ces conséquences et en particulier l'espérance de voir son revenu augmenter, sont vécus de manière très positive (=12% des personnes sondées).

Comment augmenter le taux de succès de la mobilité

L'accompagnement des personnes est essentiel dans la réussite de la mobilité géographique et professionnelle. Ceux qui se sentent soutenus (par leur entourage, leur entreprise, les pouvoirs publics...) vivent le changement de manière plus sereine. Ils ont une bien meilleure qualité de vie tant sur le plan personnel, familial que professionnel.

  • Au-delà de son intérêt financier, le mobili-pass est une des solutions proposées par les pouvoirs publics pour signifier son soutien aux personnes mobiles. Mais est-ce suffisant ? Quand on voit ce que coûte l'indemnisation du chômage, on pourrait imaginer d'autres solutions en faveur des demandeurs d'emploi pour les encourager à franchir le pas de la mobilité.
  • Au niveau de l'entreprise, combien d'entre elles proposent des plans de formation pour aider leurs collaborateurs à mieux appréhender et vivre une phase de mobilité ? Signe qui ne trompe pas, les organismes de formation ne proposent pas à l'heure actuelle des programmes accompagnant des salariés venant de déménager.
  • A un niveau plus personnel ou familial, là-aussi, des initiatives pourraient être lancées. Si vous êtes cadre dirigeant dans une grande entreprise, celle-ci mettra tout en oeuvre pour vous faciliter la vie et faire en sorte que vous vous intégriez rapidement dans votre nouvelle ville (prise en charge du déménagement, inscription des enfants à l'école...). En revanche, si vous appartenez à une catégorie socio-professionnelle moins favorisée, il y a peu de chances que ce soit le cas alors que vous allez surement traverser une période difficile et fragilisante. Là aussi, des aides pourraient être imaginées. Pourquoi ne pas démocratiser l'accès aux services d'aide aux personnes en mobilité ?


A suivre...

lundi 21 février 2011

Vivre en mobilité : impact sur la qualité de vie.

Septième volet du rapport "Living Mobile Across Europe".
La mobilité géographique a-t-elle un effet négatif ou positif sur la qualité de vie de ceux qui la vivent ? Procure-t-elle des bénéfices qui contre-balancent les contraintes ou inconvénients nés de celle-ci ? Un chapitre entier est consacré à ce sujet dans le rapport "Mobile Living across Europe" mais les auteurs n'aboutissent à aucune conclusion concrète. Avec humilité, ils élaborent différentes hypothèses sans pouvoir les démontrer. Le principal intérêt de ce chapitre réside donc plus dans les thèmes abordés que dans les réponses obtenues.

Etre mobile, c'est potentiellement s'exposer à une série de difficultés :

  • La santé est-elle détériorée ? Est-on plus stressé ? Subit-on une période de déprime ou de dépression ?
  • Est-on plus satisfait de sa situation professionnelle et financière ?
  • Notre situation familiale est-elle plus stable ? Les relations avec le conjoint ou les enfants ont-elles été modifiées ? Les enfants ou le conjoint connaissent-ils des difficultés ?

Pas de "grandes" règles mais quelques résultats éclairants :

  • Selon une étude allemande, les personnes ayant déménagé depuis moins d'un an et demi développent de toute évidence un risque au stress plus élevé que celles qui ont déjà déménagé depuis plus d'un an et demi. Ceci s'explique par une assez longue période de fragilité après le déménagement, angoisse qui tend à diminuer graduellement par la suite.
  • Si la majorité accepte une mobilité professionnelle pour des raisons financières, paradoxalement peu perçoive un gain réel après l'avoir vécue. La mobilité ayant un coût, on peut voir ses revenus augmenté tout en devant faire face à une baisse réelle ou perçue de son pouvoir d'achat.
  • Enfin, les "adeptes" des déplacements pendulaires (plus de 2 heures de transport par jour) sont plus souvent malades, absents et stressés. Ils sont en moyenne beaucoup moins satisfaits de leur vie que les individus n'étant pas contraints à cette forme de mobilité souvent épuisante.

Voir le sixième volet du rapport sur les différences culturelles de la mobilité en Europe.

dimanche 13 février 2011

Vivre en mobilité : liens relationnels brisés ?

Sixième volet du rapport "Living Mobile Across Europe".
L'analyse de la mobilité géographique amène inévitablement à se poser la question du devenir des liens sociaux après un déménagement ou lors de déplacements réguliers hors de son foyer. Les auteurs émettent une première hypothèse de recherche selon laquelle la mobilité conduirait à un ralentissement des relations avec ses voisins, ses amis ou les membres de sa famille. Ils avancent aussi l'hypothèse que l'attachement des individus à leur environnement géographique, maison ou appartement, influence l'attitude négative ou positive que l'on a vis-à-vis d'une possible phase de mobilité. Qu'en est-il vraiment ?



Les personnes mobiles sont moins attachées à leur environnement local (amis, logement).

  • En moyenne, 51% des individus interrogés se déclarent attachés à leur environnement.
  • Ceux qui expriment un fort attachement à leur environnement semblent moins prêts à accepter une mobilité que ceux qui ne le sont pas (75% versus 94%).
  • Parmi les personnes n'ayant pas connu de mobilité au cours des 5 dernières années, l'attachement est moins marqué au sein de ceux qui ont déjà vécu une mobilité qu'au sein de ceux qui n'en ont jamais vécu.
  • Si la décision d'accepter une mobilité professionnelle est aisée pour la majorité des personnes qui n'ont pas d'attaches locales (52%), elle est plus difficile pour ceux qui estiment en avoir quelques-une (43%) ou beaucoup (35%).
  • Malgré ces résultats concordants, lorsqu'on demande à des personnes mobiles si elles seraient prêtes à mettre un terme à leur mobilité professionnelle, aucune différence significative n'apparait entre ceux qui sont très attachés à leur environnement et les autres.

La mobilité appelle la mobilité.

  • Les jeunes adultes qui quittent le foyer parental très tôt connaissent en plus grand nombre une mobilité géographique et professionnelle (17% des personnes ayant quitter leurs parents avant 18 ans étaient mobiles au moment de l'étude contre 12% de ceux se sont émancipés avant 27 ans).
  • La majorité d'entre eux restent à moins de 50 km de leurs parents. A noter néanmoins que c'est en France où ce % est le plus faible (64% contre 85% en Pologne ou 75% en Espagne).
  • Plus on aura connu de déménagement, plus on exprimera de détachement vis-à-vis de son environnement et plus on sera favorable à vivre une mobilité.

En France, les liens familiaux et amicaux freinent la mobilité.

  • Les individus mobiles déclarent plus souvent que les autres avoir un réseau d'amis réparti dans plusieurs endroits (44% contre 26%).
  • Il est rare qu'on déclare négliger ses relations après une phase de mobilité, en particulier en France (moins de 30% des cas).
  • Les 25-34 ans représentent la tranche d'âge la plus attentive à la préservation des liens relationnels existants. Etant aussi les plus mobiles, ils se plaignent souvent après un déménagement d'avoir dû quitter leurs amis.
  • En France, 53% des personnes interrogées pensent qu'une plus grande mobilité les empêchera de continuer à voir leur proche (c'est le score le plus élevé de tous les pays européens).

Voir le cinquième volet du rapport sur les différences culturelles de la mobilité en Europe.

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