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Tag - Expatriation

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dimanche 6 janvier 2013

Comment sélectionner de futurs expatriés

Le succès d'une mobilité internationale repose principalement sur le processus de sélection des candidats à l'expatriation. Si vous souhaitez savoir sur quels outils ou sur quelles informations se basent les responsables des Ressources Humaines avant d'envoyer un de leurs salariés à l'export ou de recruter un nouveau collaborateur pour une de leurs filiales étrangères, vous trouverez quelques informations ci-après.

Les risques de l'expatriation.

Envoyer un "national" (une personne du pays d'origine de la société), dans un pays étranger comporte des risques : l'adaptation au pays d'accueil peut être longue, le style de management très différent de celui auquel il était habitué, le coût du déménagement et de l'installation sous-évalué...

Les échecs sont relativement fréquents et se traduisent par un retour prématuré de l'expat ou par un déficit de performance et d'adaptation par rapport à la mission confiée.

Pour limiter les risques, mieux vaut mettre en place un processus de sélection performant.

Les critères de sélection.

  • Le premier d'entre eux est de savoir si la personne pré-sélectionnée a déjà connu une mobilité à l'international. Si c'est le cas et que la réussite a été au rendez-vous, on peut raisonnablement estimer qu'une nouvelle expérience sera couronnée de succès. Une analyse qui devra être néanmoins nuancée car de récentes recherches semblent démontrer que l'expérience de l'international favorise surtout les capacités d'adaptation amont : si on a déjà vécu ce type d'expérience, on sait à quoi on va être confronté et on aura déjà acquis les bons réflexes. En revanche, si le pays et le poste est très différent du précédent, les chances de succès ne seront pas liées aux nombres d'expatriations déjà expérimentées.

Il est donc important d'étudier l'adéquation entre la communauté actuelle du futur expatrié et celle qu'il va rencontrer dans son pays d'accueil. Une étude de 1996 (Cerdin) démontre que les personnes qui acceptent une expatriation sont en général satisfaites de leur communauté sans y être vraiment attachées.

  • Autre type de critères : ceux qui sont directement liés au profil du candidat. Son âge, son degré d'ambition, sa situation familiale (présence d'enfants, conjoint avec un emploi…). Ces facteurs d'analyse ont une limite, c'est qu'ils ne prennent pas en compte la destination elle-même et l'environnement dans lequel va être projeté l'expatrié.
  • Autre critère : identifier les motivations du collaborateur. Aspire-t-il à plus de confort ou est-il au contraire animé par un besoin de nouveautés ou par la conduite de projets plus ambitieux. Dans le premier cas, mieux vaut lui éviter un départ qui sera certainement source de déception.
  • Enfin, l'attitude du conjoint et des enfants face à l'idée d'expatriation est un élément essentiel. Une faible volonté d'adaptation du conjoint est souvent synonyme d'échec. Faire l'impasse sur le conjoint dans le processus de sélection, revient à réaliser une sélection partielle.

Le mobility-test

Afin de mesurer l'adaptabilité d'une personne, nous avons créé un test reposant sur des mesures implicites. Il est particulièrement adapté dans le cas d'un projet d'expatriation. Nous vous proposons de le découvrir en consultant notre site internet : www.mobility-test.com

samedi 8 décembre 2012

L'expatriation au féminin.

Le site femmexpat.com est à l'origine d'une étude sur les femmes et l'expatriation. On y découvre que l'enrichissement personnel et familial représente la principale motivation qui les pousse à suivre leur conjoint dans leur projet professionnel à l'étranger.

  • Dans 9 cas sur 10, la raison pour laquelle une femme va accompagner son mari à l’étranger est la recherche d'un plus grand enrichissement personnel. Rien de surprenant quand on sait qu'elles devront faire une croix sur leur carrière. Un renoncement qui devra être compensé par un apport affectif.
  • En seconde position, on trouve le désir de changer de vie. 84% d'entre elles souhaitent à travers ce choix, modifier leur rythme de vie et se concentrer sur la cellule familiale, en particulier les enfants.
  • La découverte d'une nouvelle culture est également une source de motivation positive.
  • Enfin, (seulement) 64% d'entre elles aspirent à un meilleur niveau de vie. Le côté matériel n'est donc pas primordial au moment du choix, mais peut en revanche s'avérer délicat à gérer s'il n'y a pas malgré tout un réel gain, une fois installée.

lundi 19 mars 2012

Le désir d'expatriation des Français.

Selon un sondage BVA, 21% des Français déclarent vouloir déménager à l’étranger. Un pourcentage plus élevé chez les moins de 25 ans et chez les hommes. En revanche, pas de différence entre les personnes ayant des salaires élevés et les catégories moins aisées.

Sondage réalisé en mars 2012 par BVA. Télécharger l'étude Vivre en France ou à l'étranger- BVA 2012Vivre en France ou partir à l'étranger.

lundi 12 mars 2012

Expatriation et pouvoir d'achat

Les packages home based restent la forme de rémunération la plus répandue dans le monde des expatriés. Ils permettent d’assurer au salarié le même pouvoir d’achat que dans son pays d’origine.

Lire le dossier sur l'expatriation dans le Nouvel Economiste

dimanche 20 mars 2011

Les motivations à l'expatriation sont-elles liées à l'âge ?

Une étude internationale du cabinet de recrutement Kelly Service tente de nous éclairer sur les différences de perception de la mobilité professionnelle en fonction de l'âge. On aurait pu s'attendre à des différences notables mais il n'en est rien : quel que soit l'âge, les résultats restent globalement homogènes.

Les points abordés :

  • Motivation à déménager pour répondre à une opportunité d'emploi
  • Destinations géographiques les plus attractives
  • Freins et durée maximale de l'expatriation

Est-on prêt à déménager pour une opportunité professionnelle ?

  • Oui, pour les 3/4 des personnes interrogées. 34% d'entre elles seraient même prêtes à s'expatrier.
  • C'est sans surprise la génération Y qui est la plus ouverte à vivre une mobilité géographique : 85% des répondants.

Génération Y = les 18-29 ans, X = les 30-47 ans, baby-boom = les 48-65 ans.

Quels sont les pays les plus attractifs ?

  • L'Europe arrive en tête avec 46% des réponses, suivie par l'Amérique du Nord (20%)

Pendant quelle durée est-on prêt à s'expatrier ?

  • Il semble que le choix de déménager à l'étranger soit plus lié à la volonté de bénéficier d'une expérience professionnelle internationale qu'à celle de s'installer définitivement dans le pays de destination : 57% des personnes interrogées ne souhaitent pas y habiter plus de 3 ans.

Quels sont les principaux obstacles ?

  • La distance avec la famille et les amis : principal frein pour 58% des personnes
  • Le coût du déménagement : 18%
  • La barrière de la langue : 13%
  • Les différences culturelles : 5%

''Source : talent mobility, Kelly Global Workforce, mars 2011. Près de 100 000 personnes interrogées dans 30 pays
Télécharger l'étude compléte''

lundi 13 septembre 2010

1- Suisse, 2- Suede, 3- Singapour.

Classement des pays les plus compétitifs.
C'est le classement du Rapport du Forum Economique de Davos qui juge de la compétitivité des pays.

Conclusion : si vous ne craignez pas le froid, déménagez en Suède; si vous appréciez la rigueur et les paysages de montagne, la Suisse n'attend que vous; enfin, si vous rêvez d'exotisme, Singapour vous tend les bras. Quant à moi, quitte à paraître un peu franchouillard, je préfère rester en France (malgré son 15ème rang). Rapport sur la compétitivité des pays dans le monde.

lundi 19 juillet 2010

La mobilite des Europeens progresse.

Selon une enquête Eurobaromètre sur la mobilité géographique en Europe, 11 millions des Européens vivent et travaillent dans un autre pays de l'UE que leur pays d'origine, une progression de 54% en 5 ans .

En 2010, 2.3 % des citoyens de l’Union Européenne résident dans un autre Etat membre que celui dont ils sont des ressortissants. Ils sont 17 % à envisager de travailler à l’étranger. Ce sont les Baltes et les Scandinaves qui sont les plus enclins à travailler dans un autre pays. En ce qui concerne les Français, ils sont 25% a déclaré être prêts à vivre une mobilité au sein de l'Union Européenne, ce qui situe notre pays dans la moyenne supérieure. Ce chiffre monte à 66% quand on demande aux Français s'ils seraient disposés à déménager vers une autre région ou un autre pays s'ils deviennent sans emploi et ont des difficultés à trouver un emploi dans leur pays.

Pourquoi déménager ?

La recherche d'une nouvelle vie et l'opportunité de rencontrer de nouvelles personnes est la raison la plus souvent citée par les Français (36% vs 20% en moyenne), viennent ensuite de meilleures opportunités de carrière (32% vs 23 % en moyenne), puis autour de 20% : de meilleures conditions de travail, une meilleure qualité de vie, la possibilité de trouver un emploi plus facilement ou d'améliorer ses compétences professionnelles.

A noter que la majorité des répondants qui envisagent de travailler à l’étranger (55%) ont des amis ou des membres de leur famille qui habitent dans le pays de leur choix, qui sont susceptibles de les aider ou de leur fournir des informations.

Les Etats-Unis (20 %), le Royaume Uni (16 %), l’Australie (15 %) l’Espagne (13 %) et l’Allemagne (12 %) sont les pays où les Européens aimeraient le plus travailler.

Les obstacles pratiques (dans l'ordre d'importance)

  • Se sentir bien là où on est : 29% pour les Français vs 39% en moyenne
  • Le souhait de ne pas imposer de changement à sa famille : 28% vs 27% en moyenne
  • La méconnaissance de la langue du pays d'accueil ou la nécessité d'apprendre une nouvelle langue : 25% vs 19% en moyenne

A noter que la nécessité de quitter sa maison ne représente un frein que pour 12% des Français alors que ce score atteint 27% en moyenne pour les Européens.

Conclusion de l'étude :

"Bien que d’une manière générale les Européens s’accordent à dire que la mobilité est une bonne chose et qu’ils apprécient leur droit de vivre et de travailler dans un autre pays de l’UE, la majorité d’entre eux n’a établi aucun plan pour exercer ce droit dans un futur proche".

Eurobaromètre sur la mobilité des travailleurs. Etude réalisée en septembre 2009 auprès d'une population de 15 ans et plus.
Etude sur la mobilité des Européens.

vendredi 25 juin 2010

Les Franciliens en attente de mobilité géographique et professionnelle

Pour ce qui est de la mobilité en France un sondage de la Commission pour l'Emploi note "le désamour des salariés de la région parisienne pour leur région". 75% veulent en effet vivre et travailler dans une autre région (contre 57% des salariés de province). Vont-ils pour autant franchir le pas ?

Emploi et mobilité par delà la crise - Synthèse