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Tag - Mobilité professionnelle

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dimanche 8 janvier 2012

Le bail mobilité

Pour les salariés propriétaires de leur logement, abandonner leur résidence est un frein à la mobilité professionnelle.

Xavier Bruckert, fondateur de Bruckert Finance, propose de créer un bail mobilité dont l'objectif serait de permettre au salarié muté, propriétaire, de récupérer facilement son logement au cas où son nouvel emploi dans une nouvelle ville serait un échec.

La proposition :

Le salarié sera autorisé à déduire les loyers payés au titre de sa nouvelle résidence principale des loyers perçus sur l’ancienne et ne sera ainsi fiscalisé que sur le loyer net perçu s’il est excédentaire.  

Exemple :

un salarié muté pour un temps de Marseille à  Brest met en location son logement de Marseille et touche un loyer de 1.200 euros. A Brest, il habite un logement qu’il loue au prix de 1.000 euros par mois. Pour lui, la différence est positive et il n’est imposé que sur 200 euros.

A l’inverse, le salarié muté de Brest à Marseille touchera un loyer de 1.000 euros mais paiera à Marseille un loyer de 1.200 euros. Il ne sera alors pas du tout imposé.

Lire l'intégralité de l'article de X.Bruckert sur le bail mobilité, slate.fr.

vendredi 20 août 2010

La mobilite residentielle et professionnelle des jeunes actifs

Une étude parue en mai 2004 sur les primo-entrants sur le marché du travail (jeunes actifs) apporte des réponses chiffrées à quelques idées reçues sur la mobilité résidentielle et professionnelle.

  • La mobilité intra-régionale est le principal type de mobilité résidentielle pour les personnes dont le niveau de formation est inférieur ou égal au baccalauréat. A l'inverse, c'est une composante minoritaire dans les mouvements des populations plus diplômées (cf tableau 5).

Taux de mobilite residentielle selon formation

  • Dans la majorité des cas, la mobilité résidentielle pour raison professionnelle a pour conséquence une mobilité dite "alternante" (trajet domicile/travail nécessitant un changement de zone géographique d'emploi) se conjuguent. (cf tableau 5 ci-dessus).
  • Dans le cas d'une mobilité résidentielle, plus de la moitié des personnes concernées changent de région administrative (cf tableau 6) et vont majoritairement s'installer dans une région dite "lointaine", c'est à dire une région n'ayant pas de frontière commune avec leur région d'origine.

Taux de mobilite residentielle selon distance

  • Un des facteurs explicatifs d’une mobilité plus fréquente et plus lointaine des personnes à plus haut niveau de formation tient à la nature de l’employeur : les emplois du secteur public produisent plus de mobilité géographique extra-regionale, de nombreuses affectations de poste étant décidées au niveau national (cf tableau 8).

Taux de mobilite residentielle selon employeur

  • Concernant les taux de mobilité selon la région d'origine, on observe que les région qu'on quitte le plus sont celles dont le niveau de développement économique (PIB par emploi) est le plus faible, autrement dit les populations des régions les plus riches tendent à être moins mobiles. Conséquence, excepté pour l’Ile de France, Rhône-Alpes et la Lorraine, les migrations extra-régionales sont supérieures aux migrations intra-régionales (cf tableau 10).

Taux de mobilite residentielle selon region d'origine

Etude sur la mobilité résidentielle pour raison professionnelle - Génération 98 - Résultats tirés de l’enquête « Génération98 », Gilles Margirier.''

vendredi 25 juin 2010

Internet, premier outil de recherche pour obtenir des informations sur les opportunités de mobilité professionnelle.

Selon une nouvelle étude du Conseil pour l'Orientation pour l'Emploi, le manque d’information des salariés sur les opportunités et les modalités de changement de poste, d’emploi ou de fonction, est considérée comme un obstacle par plus d’un quart des salariés ayant indiqué souhaiter changer de situation professionnelle.

Dans cette recherche d’information et de conseils, les outils comme Internet et les publications spécialisées sont les plus sollicités, particulièrement chez les moins de 30 ans (84 % disent faire appel à Internet) et les diplômés de l’enseignement supérieur (85 %). Les amis, les membres de la famille ou les collègues de travail, sont également des sources de conseils importantes, que les personnes interrogées placent avant des structures plus institutionnelles qu’elles soient publics ou privées.

Classement des services ou interlocuteurs vers lesquels se tourneraient les salariés pour obtenir des conseils sur la carrière professionnelle :

  • Internet (76 %)
  • Des publications sur les carrières et les formations (68 %)
  • Un(e) collègue de travail (63 %)
  • Un ami ou un membre de votre famille (62 %)
  • Votre employeur ou votre responsable des ressources humaines (61 %)
  • Votre supérieur hiérarchique (58 %)
  • Un autre service public de l’emploi (APEC, Missions locales, AFPA, CIO, etc...) (55 %)
  • Des salons sur les métiers (55 %)
  • L’organisme financeur de la formation de votre entreprise (49 %)
  • Les syndicats ou représentants du personnel (48 %)
  • Les services publics locaux (mairie, département, région) (48 %)
  • Pôle Emploi (46 %)

Emploi et mobilité par delà la crise

Emploi et mobilité par delà la crise - Synthèse

mercredi 23 juin 2010

Nouvelle étude sur la mobilité géographique et professionnelle.

Publiée à l'occasion d'un colloque à Paris sur "l'emploi par-delà la crise", une étude TNS Sofres réalisée en mai 2010 révèle que la population salariée dans son ensemble se dit ouverte à la mobilité. Une majorité des salariés envisage de changer de poste ou d'employeur dans les cinq années et un tiers envisage pour cela de déménager. Une majorité de salariés souhaite aussi avoir recours à une formation pour améliorer leurs compétences mais là encore il y a un clivage puisque ce sont les cadres, les jeunes et les diplômés qui sont les plus ouverts à ces évolutions.

L'enquête a été réalisée du 3 au 12 mai par voie électronique auprès d'un échantillon représentatif de 300 chômeurs et de 900 salariés d'entreprises privées et publiques de toute taille.

mercredi 16 juin 2010

L’envie de mobilité géographique est plus élevée qu’on ne le suppose souvent... même chez les non-cadres.

Selon une étude TNSSofres (1), 31% des salariés souhaitant une mobilité professionnelle sont ouverts à un changement de région l’accompagnant.

Principaux résultats de l'étude :

  • La mobilité professionnelle s'est accompagnée d'une mobilité géographique dans 15% des cas lorsque le salarié changeait d'entreprise, et dans 10% des cas lorsque le salarié restait au sein de la même entreprise.
  • Quand un salarié a été amené à déménager, c’est dans 63% des cas pour changer de région, 16% dans un autre département au sein de la même région.
  • Cette mobilité géographique et professionnelle concerne plutôt les 40-49 ans et les diplômés de l'enseignement supérieure.
  • Quand on demande aux interviewés quelles sont les principales raisons qui les ont amené à changer de poste, 11% d'entre eux indiquent que "la possibilité de vivre dans une autre région, de bénéficier d'un environnement plus attractif" a été significatif.
  • Si on leur demande ensuite de préciser s'ils ont avec le recul, été satisfaits de ce changement, la réponse est positive pour 93% des personnes ayant changé de région (c'est le plus haut score d'agrément).

Envie de mobilité géographique - TNSSofres (1) Etude réalisée auprès d'un échantillon représentatif de la population française des salariés du privé âgés de 30 à 60 ans

dimanche 13 juin 2010

La mobilité géographique : un accélérateur de carrière ?

Difficile de répondre simplement à cette question, car le sens des causalités entre les deux phénomènes est difficile à établir. Mais il est incontestable que mobilité géographique et mobilité sociale en cours de carrière sont très corrélées comme le démontre ce rapport. Trajectoires et mobilité professionnelle